ITINERAIRE D'UN ENFANT DE HNAEU

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jeudi, mars 01, 2007

Greve des chauffeurs à lifou

Lifou
Grève des chauffeurs : négociations en cours
Hier, des négociations ont débuté entre les chauffeurs en grève, la mairie et les parents d’élèves. Mais hier soir, à 17 heures, aucune issue n’avait été trouvée, les discussions devant reprendre en fin de soirée.

Hier matin, mercredi, une centaine de parents d’élèves se sont réunis réunie devant la mairie de Lifou afin de rencontrer le maire, Néko Hnepeune, et d’exprimer leurs revendications concernant la grève des chauffeurs de bus.
Après une heure de discussion avec le maire, une délégation de dix parents d’élèves, accompagnée du président de la Fasel (Fédération pour les actions socio-éducatives de Lifou), Gabriel Xalite, a pu rendre compte des avancées du dossier.
« Nous souhaitions que le ramassage scolaire soit géré par la mairie, mais le maire n’y a pas répondu favorablement. Toutefois, la mairie comble le déficit de 16 millions de la Fasel et souhaite que le ramassage reprenne au plus vite. Comme nous l’espérions, la mairie refuse que soit augmenté le tarif kilométrique de 100 francs et que soient payés les jours de grève des chauffeurs » ,explique un porte-parole des parents d’élèves. Si le déficit est bel et bien comblé, c’est à la Fasel de jouer la transparence « et de gérer les comptes (144 millions aujourd’hui, dont 67 millions de la mairie) de façon bien plus rigoureuse et de présenter un bilan financier précis et détaillé », ajoute un parent d’élève.

Un audit commandé par la mairie

Pour le maire, « il est temps que cette situation s’arrête pour ne plus pénaliser les enfants. C’est pourquoi j’ai décidé de combler le déficit de la Fasel, tout en demandant un suivi bien plus rigoureux des fonds de la fédération. D’autre part, je vais commander un audit afin de savoir si le système actuel du ramassage est bon et surtout connaître le coût réel du transport. »
Mais du côté des chauffeurs de bus, on ne l’entend pas de cette oreille. « Nous sommes certes d’accord avec le comblement du déficit, mais nous ne voulons plus que ce soit la Fasel qui gère les transports. Nous demandons sa dissolution, purement et simplement », explique Francis Waxuie, président du GIE transport en commun. En fin d’après-midi, aucune issue n’avait été trouvée, même si la mairie semble se diriger vers un accompagnement, sous forme d’assistance technique. Sauf négociations de dernière minute, « les bus resteront au garage jeudi », précisait un chauffeur. Et certains enfants en vacances prolongées…

Julien Chauvet

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